La personne concernée
Ces premières réponses orientent tout le reste : les aides possibles ne sont pas les mêmes pour un enfant et pour un adulte.
Bon à savoir : renouvellement, réexamen, urgence
Renouvellement : déposez la demande au moins 6 mois avant la fin de vos droits — les délais d'instruction sont longs. Si votre situation n'a pas changé, une procédure simplifiée existe (parties A et E seulement).
La situation a changé ? Vous n'êtes pas obligé d'attendre l'échéance : un réexamen peut être demandé à tout moment en cas d'évolution (aggravation, changement familial ou scolaire).
Urgence : la rubrique A5 du formulaire permet de demander un traitement rapide, y compris pour un renouvellement de RQTH nécessaire à un contrat de travail.
ℹ️ Vos nom, adresse et état civil (partie A du formulaire) se remplissent directement sur le document officiel — nous ne les demandons jamais. Pensez aussi à reporter le nom et le prénom de la personne concernée dans le bandeau en bas de chaque page du formulaire papier.
Bon à savoir : parents séparés, tutelle
Pour un mineur, la rubrique A2 doit être remplie pour les deux parents (les deux colonnes), sous peine de retarder l'instruction. En cas de séparation, joignez la photocopie du jugement fixant l'autorité parentale — et sachez que l'aide éventuelle (AEEH) sera versée au parent qui a la charge de l'enfant et perçoit les prestations CAF.
Le conseil d'un parent passé par là
Pour un renouvellement, déposez le dossier 6 mois avant la fin des droits : les délais d'instruction dépassent souvent 4 mois, et une rupture de droits (AESH, AEEH) se rattrape très mal en cours d'année.
La situation
Cochez tout ce qui correspond, même partiellement — la MDPH évalue la situation globale, pas un diagnostic unique.
Bon à savoir : pas de diagnostic posé ?
Ce n'est pas la maladie ou le diagnostic qui ouvre des droits, mais ses répercussions sur la vie quotidienne. Un dossier peut aboutir sans diagnostic définitif si les difficultés concrètes sont bien décrites — et une errance diagnostique en cours peut elle-même être mentionnée.
Bon à savoir : le secret d'un dossier scolaire qui aboutit — la cohérence
La MDPH croise trois sources : votre dossier, le GEVA-Sco rempli avec l'école, et les bilans médicaux. Les trois doivent demander les mêmes adaptations. Si vous seul demandez l'ordinateur, ou si l'école le préconise sans que vous le demandiez, la demande risque de ne pas aboutir. Avant de déposer, vérifiez que l'équipe éducative et les soignants « poussent dans le même sens » que vous — et n'hésitez pas à vous répéter d'une partie à l'autre du dossier : la redondance est une force, pas un défaut.
Concernant l'aide humaine : la MDPH accorde plus facilement une AESH mutualisée (partagée) qu'individuelle, réservée aux situations où l'enfant ne peut rester en classe sans accompagnement constant — calibrez la demande en conséquence.
Le conseil d'un parent passé par là
Notez les prises en charge non remboursées (ergothérapie, psychologue…) avec leur coût mensuel : c'est un des critères qui déclenchent les compléments d'AEEH ou la PCH, et on oublie toujours de les chiffrer.
Le quotidien, sans filtre
C'est la partie la plus importante. La MDPH doit comprendre les besoins réels : décrivez les jours difficiles, pas les bons jours. Ce n'est pas dévaloriser votre proche — c'est obtenir les aides qui correspondent à ses besoins.
Bon à savoir : à quoi sert le « projet de vie » ?
C'est un texte libre, facultatif mais déterminant : il permet aux évaluateurs de comprendre comment vous vivez réellement, au-delà des cases cochées. Un bon projet de vie relie chaque projet à une difficulté et argumente les demandes du formulaire.
Il est personnel et confidentiel (seule l'équipe d'évaluation y accède), et modifiable à tout moment en écrivant à la MDPH avec votre numéro de dossier.
Une structure qui fonctionne : passé, présent, futur. D'où l'on vient (les premiers signes, depuis quand), ce qui se passe aujourd'hui (à la maison et à l'école ou au travail, malgré les prises en charge), et ce que l'on demande pour l'avenir. Ne minimisez pas la situation — la personne qui lit doit mesurer la réalité — et pensez au contexte qui compte : fratrie également concernée, prématurité, réduction d'activité d'un parent.
Vous rédigez pour votre enfant ou un proche ? Le texte doit exprimer le point de vue de la personne concernée — ses besoins à elle. Vos propres besoins d'aidant s'expriment dans la partie F du formulaire.
Bon à savoir : l'AJPP, et ses règles de non-cumul
Si vous suspendez ou réduisez votre activité pour être présent auprès de votre enfant, l'AJPP (allocation journalière de présence parentale) peut indemniser vos jours d'absence — jusqu'à 22 jours par mois, dans la limite de 310 jours sur 3 ans. Attention : elle se demande à la CAF (avec un certificat médical détaillé), pas à la MDPH.
Le point qui piège : l'AJPP ne se cumule pas avec tout. Pour le même enfant, elle n'est pas cumulable avec le complément d'AEEH (l'AEEH de base, elle, reste cumulable) — il faut donc choisir, et comparer les montants selon votre situation, exactement comme pour le droit d'option AEEH/PCH. Elle ne se cumule pas non plus avec la plupart des revenus de remplacement : indemnités journalières maladie ou maternité, allocation chômage, PreParE, AAH, pension de retraite ou d'invalidité… Et son articulation avec la PCH est encadrée.
Le trio complément d'AEEH / PCH / AJPP mérite un vrai calcul comparatif avant de choisir — faites-vous confirmer les règles de cumul par votre CAF au moment de la demande, elles dépendent de votre situation précise.
Le conseil d'un parent passé par là
Chiffrez tout ce que vous pouvez : « 45 minutes pour l'habillage », « 3 réveils par nuit », « 4 rendez-vous par semaine ». Un fait chiffré pèse dix fois plus qu'un adjectif dans l'évaluation.
Les aides à demander
D'après vos réponses, voici les demandes qui semblent pertinentes — celles marquées « suggéré » correspondent à votre situation. Cochez celles que vous souhaitez inclure ; en cas de doute, cochez : une demande non cochée ne sera jamais examinée.
Bon à savoir : PCH, AAH, RQTH en clair
La PCH concerne les situations où réaliser seul un acte essentiel (toilette, habillage, repas, déplacements) est impossible ou très difficile. Elle finance l'aide humaine, les aides techniques, l'aménagement du logement ou du véhicule et des charges exceptionnelles — mais pas les tâches ménagères.
Pour un enfant, la stratégie gagnante : demandez l'AEEH (avec ses compléments) ET la PCH. Le complément d'AEEH et la PCH ne se cumulent pas (sauf exception pour l'aménagement du logement ou du véhicule), mais si les deux sont cochées, la MDPH chiffre les deux propositions et vous choisissez la plus avantageuse selon votre situation (frais engagés, aide humaine, réduction d'activité). C'est le « droit d'option » — et ce choix se réexamine à chaque renouvellement si vos frais évoluent.
L'AAH garantit un revenu minimum : elle suppose un taux d'incapacité d'au moins 80 %, ou entre 50 et 79 % avec une restriction durable d'accès à l'emploi. Toute demande d'AAH déclenche automatiquement l'examen de la RQTH et de l'orientation professionnelle. Bonne nouvelle pour les adultes : l'AAH et la PCH se cumulent — pas d'option à exercer, l'une est un revenu, l'autre compense les surcoûts du handicap : cochez les deux si votre situation le justifie.
La RQTH facilite l'embauche, le maintien dans l'emploi et l'aménagement du poste. Elle est confidentielle : l'employeur n'en est informé que si vous le décidez. À savoir : certains titulaires (AAH, pension d'invalidité, CMI invalidité, rente AT ≥ 10 %…) en bénéficient déjà automatiquement.
Bon à savoir : la PCH pense aussi aux loisirs — ski, vélo, plage
Les vacances et séjours adaptés : le volet « charges spécifiques et exceptionnelles » de la PCH peut financer les surcoûts liés au handicap d'un séjour — par exemple un séjour au ski avec encadrement adapté (ski assis, cours spécialisés) ou un séjour de vacances adaptées. Gardez devis et factures : c'est le surcoût par rapport à un séjour ordinaire qui est pris en compte, et le besoin doit apparaître dans le dossier (attentes, projet de vie).
Le vélo adapté ou tricycle : bonne nouvelle, le premier financeur n'est pas la MDPH mais l'Assurance Maladie — certains modèles sont inscrits sur la liste des produits remboursables (au titre des « véhicules pour personnes handicapées »). Le circuit : une ordonnance (souvent d'un médecin de médecine physique et de réadaptation), un devis chez un fournisseur spécialisé (qui connaît la procédure et l'éventuelle entente préalable), remboursement Sécurité sociale, puis complément par votre mutuelle. Pour le reste à charge seulement : la PCH aide technique, un complément d'AEEH ou le fonds départemental de compensation (auprès de votre MDPH). Vérifiez avec le fournisseur que le modèle visé est bien remboursable — c'est lui qui monte généralement le dossier Sécu.
Les plages accessibles : pas une démarche MDPH, mais un vrai bon plan d'été — de nombreuses plages labellisées (Handiplage, Tourisme & Handicap) prêtent gratuitement des fauteuils de mise à l'eau (tiralo, hippocampe) avec parfois des accompagnants formés. Renseignez-vous auprès des offices de tourisme du littoral ; la CMI stationnement, elle, se demande bien dans ce dossier et facilite tous ces déplacements.
Le conseil d'un parent passé par là
On peut tout demander dans le même dossier — inutile d'attendre une réponse pour déposer la demande suivante. Et une demande refusée n'a aucune conséquence négative sur les autres.
Votre brouillon de projet de vie
Rédigé à partir de vos réponses, uniquement vos réponses — rien d'inventé. Relisez-le, il vous appartient : modifiez, coupez, complétez les passages entre crochets, puis recopiez-le dans la partie « Vie quotidienne / projet de vie » du formulaire.
Nous relisons vos réponses…
✏️ Ce texte est à vous : les zones dorées [à compléter] se remplissent d'un clic, et tout le reste se modifie librement (cliquez dedans, ajoutez une partie…) — puis vérifiez la cohérence de l'ensemble.
Votre plan de remplissage du formulaire
Les pièces à réunir pour vos demandes
Bon à savoir : l'envoi, les délais, la suite
L'envoi : gardez une copie complète du dossier. La plupart des dépôts se font aujourd'hui en ligne, via le téléservice « MDPH en ligne » ou le portail de votre département — conservez précieusement l'accusé de dépôt. À défaut : recommandé avec accusé de réception, ou dépôt en main propre à la MDPH contre récépissé. Dans tous les cas, gardez une preuve datée du dépôt, précieuse en cas de dossier égaré ou de délai contesté.
Les délais : la loi prévoit une décision sous 4 mois, mais 6 à 12 mois s'observent dans certains départements. Attention : un silence de plus de 4 mois vaut juridiquement décision de rejet — ce qui ouvre vos droits à recours.
Avant la décision : l'équipe peut vous transmettre un plan personnalisé de compensation ; vous avez 15 jours pour y répondre avec vos observations.
Bon à savoir : en cas de refus ou de désaccord
Trois voies existent, dans cet ordre : la conciliation (une personne indépendante réexamine votre requête, gratuitement — elle suspend les délais de recours) ; le recours administratif préalable obligatoire (RAPO), à déposer auprès de la MDPH dans les 2 mois suivant la notification, avec copie de la décision et vos arguments ; puis, si besoin, le recours contentieux devant le tribunal. Le RAPO est un passage obligé avant tout tribunal.
Un refus n'est jamais définitif : de nouveaux éléments (bilans, aggravation, arguments non pris en compte) justifient un recours ou une nouvelle demande.
Glossaire : tous ces sigles en clair
AEEH : allocation d'éducation de l'enfant handicapé · AAH : allocation aux adultes handicapés · AESH : accompagnant d'élève en situation de handicap (l'« aide humaine » en classe) · AVPF : affiliation gratuite à l'assurance vieillesse du parent au foyer · CDAPH : la commission qui prend les décisions · CMI : carte mobilité inclusion (priorité, invalidité, stationnement) · GEVA-Sco : le document d'évaluation rempli avec l'école · IME : institut médico-éducatif · PCH : prestation de compensation du handicap · PPS : projet personnalisé de scolarisation (le GEVA-Sco en tient lieu dans certains départements) · RAPO : recours administratif préalable obligatoire · RQTH : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé · SESSAD : service d'éducation spéciale et de soins à domicile · ULIS : unité localisée pour l'inclusion scolaire.
Le conseil d'un parent passé par là
Le certificat médical (Cerfa 15695 — téléchargeable) est aussi décisif que le projet de vie. Apportez ce brouillon à votre médecin : il l'aidera à décrire les retentissements concrets, pas seulement le diagnostic. Un certificat de trois lignes affaiblit tout le dossier.
Débloquer votre dossier complet
Votre brouillon est affiché ci-dessus. Au lancement, la formule ci-dessous débloquera la copie du texte, le dossier détaillé et l'accompagnement. L'ouverture des paiements est imminente — confirmez votre intérêt et laissez votre email : vous serez prévenu en premier et bénéficierez du tarif de lancement.
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